Page 197 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
civilités, elle lui pose des questions :
- Je ne répondrai sur ces points qu'après avoir eu l'honneur
d'être présenté à ton compagnon.
Fièrement, elle décrit Garibaldi comme un homme parfait...
- Pardieu, j'ai bien fait de venir !
- Tu dois savoir aussi à quel point je l'aime !
- Ces sentiments me semblent être partagés, si j'en crois ce que
je vois !
William, d'un signe de croix sur leur front, les bénit.
- Tu ne t'es pas dérangé uniquement pour cela ? dit Sally,
curieuse.
- En effet, ma chère nièce ! Pourtant je suis bien sûr que c'est
ce dont vous avez le plus besoin, de prières !... Ma venue va
vous surprendre quand je vous dirai pourquoi je suis ici !
Garibaldi s'esclaffe :
- Croyez bien que nous n'en sommes plus là...
- J'ai fait un rêve...
- Un bon rêve ? demande Garibaldi sur la défensive...
- Ne nous fais plus attendre, oncle William, soupire Sally...
William, attentif aux changements survenus sur le physique de
sa nièce, aux tics nerveux de Garibaldi, est certain du bien
fondé de sa mission. Ce rêve n'en est pas un, c'est la lumière
divine qui le guide.
- La nuit dernière, j'eus beaucoup de mal à trouver le repos. Un
sentiment étrange que quelque part, dans mon subconscient, un
appel au secours devait être écouté. Une furieuse envie de prier
m'obligea à me lever et à m'agenouiller. je dus rester longtemps
dans cette position car mes genoux étaient tellement endoloris
que je ne pus me redresser sans pousser des cris. Las, je me
couchai et m'endormis. Renaud se présenta devant moi... Un
ange ! Il me demandait d'aller te chercher pour te ramener à
Londres, dans ta chambre de jeune fille. Insistant sur le fait que
ton salut viendrait de cet endroit, qu'il t'en faisait le serment...
Sa voix était faible, mais je pense avoir tout compris...
Sally, les yeux embués dit :
- Ce sont les dernières paroles qu'il a prononcées avant de
mourir.
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