Page 193 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
doute même était-il dans les escaliers, Sally est terrassée par
une de ses affreuses migraines.
Epuisée, elle se couche. Garibaldi n'a pas le temps de lui
apporter une aspirine, qu'elle est déjà endormie. Son ami va
venir et Sally dort profondément. Sommeil espéré chaque
nuit...
Encore pour cette fois, Garibaldi s'excuse. Ce dernier,
charitablement, dissipe sa gêne et lui pose des questions.
Garibaldi, en toute tranquillité se soulage des pressions de ces
dernier mois.
- Puis-je espérer la rencontrer ? demande le prêtre, après
quelques heures d'attente.
- Heu ! Désolé si je ne la réveille pas, mais vois-tu... Elle attend
de pouvoir dormir depuis si longtemps !
Son ami sourit :
- Cher ami, ce démon est plus rusé que toi !
- Que veux-tu dire ?
- Ne m'as-tu pas parlé de la visite avortée du médecin ?... alors
qu'elle marchait à peine, soi-disant !
- Oui, c'est exact !
- A présent que je suis ici pour juger de son cas, elle s'endort
alors qu'elle ne dormait plus... ?
- Que me conseilles-tu ?
- De la réveiller ! Garibaldi secoue la tête :
- Impossible ! J'ai tout essayé avant que tu n'arrives, j'ai encore
tenté ma chance il y a dix minutes... Sans résultat ! Elle dort
profondément. Je suis navré !
- Ne te soucie pas ainsi ! le console-t-il, nous déjouerons ce
petit futé, un peu plus tard !
Ils discutèrent encore de longues heures, espérant un éventuel
retournement de situation. Toute attente fut vaine. Elle ne
s'éveilla qu'une fois que la voiture eût tourné le coin de la rue.
Il la voit entrer dans le salon d'un pas incertain. Elle s'affale
lourdement dans un fauteuil et allume la télévision, en évitant
de regarder dans la direction de Garibaldi. Sa mauvaise humeur
est évidente, elle ne tient pas à le provoquer. Déconfit, d'une
enjambée, il se jette sur la télécommande et coupe le son :
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