Page 107 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame


          - Je ne veux pas avoir raison... Simplement te forcer à prendre
          conscience  des dangereux malades qui  t'entourent et que tu
          soutiens, sans honte et sans honneur ! Si je pouvais te casser la
          figure... Je t'assommerais avec plaisir ! Et si ma fille n'était pas
          si bête, je te l'enlèverais.
          - Vous ne feriez pas cela ? Sally n'accepterait pas !
          - Non c'est vrai ! elle t'aime ! Voilà tout ce qu'elle sait dire pour
          justifier son pardon. Elle est bien trop indulgente avec toi...
          -  Elle  veut vraiment rester à mes  côtés  ?... Elle vous l'a  dit,
          n'est-ce pas ?
          De voir son gendre,  ainsi,  tremblant et fragile, rend Tom
          encore plus nerveux :
          -  Pauvre type ! Peur de la  perdre,  mais incapable d'être  à la
          hauteur ! Tu me dégoûtes...
          - Ne me jugez pas trop vite...
          À  sa voix, Tom comprend qu'il est allé un peu trop loin. Il
          soupire en  posant sa  main sur l'avant-bras de Renaud.  Puis,
          doucement :
          - Si toi tu ne t'en sors pas comment veux-tu que ta femme y
          arrive ! Vous êtes des gosses pour qui la vie a mal démarré...
          Un divorce pour Sally, une éducation permissive pour toi ! Ma
          fille, avec un homme solide, peut avoir un avenir, toi...
          Tom n'en dit pas plus...
          -  Tu connais bien Florentin ? Aurait-il pu réellement tuer
          Joséphé ? Renaud déglutit :
          - Sally vous a parlé de son rêve ?
          - De son rêve ?
          - Oui...
          Il lui explique.
          - Mais toi, le crois-tu capable de faire une chose pareille ?
          - J'en suis certain !... Mais là... Non.
          - C'est lui qui te l'a dit ?
          - Oui...
          -  Bon, admettons que  ce soit un cauchemar, alors ! Ils se
          séparent en se disant "à ce soir".
          Rien ne va plus...
          L'alcool et Florentin ont raison de Renaud. Chaque nuit, Sally
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