Page 158 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
sentiments des filles et s'agenouillant devant les garçons, cet
homme, qui, de temps à autre, réapparaissait deux jours,
s'incruste en l'entraînant dans des tourbillonnantes nuits
parisiennes, arrosées au Champagne, sans avoir encore révélé
les raisons de son retour.
- Garibaldi, tu m'écoutes ?
- Me boucher les oreilles me conviendrait mieux !... Si ce
garçon est le Nôtre, je lui défendrai de nous nuire ! J'ai de
l'influence sur lui...
Pressé de raccompagner Sally, Garibaldi a un besoin urgent de
retrouver son neveu. Quitte à y passer la nuit entière, il veut
avoir une discussion avec lui au plus vite. En finir avec le
"diable" et épouser Sally.
Elle est contente d'être rentrée, lui, erre dans les rues, loin
d'imaginer que pendant ce temps, Florentin téléphone à Sally.
- Bonjour ma Douce !
- Florentin !
- À ce que je vois, tu n'as pas oublié les vieux amis ?
- Comment peut-on oublier Satan, dit-elle d'une voix blanche...
Même s'il est mort !... Car tu dois bien être mort, n'est-ce pas ?
Encore une de tes horribles mascarades, je suppose ?
- Tu ne trouves pas cela amusant ? Pourtant je t'ai laissée
tranquille pendant des mois... Tu n'as pas changé, tu es toujours
aussi belle !
- Comment le sais-tu ?
- Je t'ai sous mes yeux, en grandeur nature... peinte par un
homme amoureux, sans nul doute... Un de plus.
- Où es-tu ?, demande-t-elle, connaissant déjà la réponse.
- À l'endroit même où tu as "baisé" avec mon oncle, lâche-t-il
méchamment.
- Florentin ! FLORENTIN ! Je te jure que tu vas me ficher la
paix ! Je t'empêcherai de me nuire à nouveau. Garibaldi n'est
pas Renaud, prends garde à toi, tu le perdras, mais pas moi,
PAS MOI ! Pas cette fois, Florentin..., dit-elle menaçante.
- Eh bien, ma Douce ! C'est ce que nous verrons... À bientôt ! -
FLO...
Il a raccroché. Rageuse, elle essaie de joindre l'appartement de
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