Page 160 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
réservation de votre hôtel. Nous vous souhaitons bon voyage.
Au plaisir de vous connaître. Alissia MARTINEZ.
- Je ne comprends pas ? Qui est cette Alissia Martinez ?
- La directrice de la Galerie RIOSSIA à Rio de Janeiro. Elle a
aimé ton style...
- Mais comment...
- Tu te rappelles que j'avais désiré photographier tes tableaux ?
- Oui et alors ?
- J'avais les photos dans mon portefeuille, elles m'aidaient dans
les soirs de grand "blues". Tu ne peux pas savoir combien de
fois j'ai rêvé de me mélanger à tes couleurs ! Mon ami aussi...
C'est parce qu'on n'y arrivait, que l'on buvait encore plus...
- Quel ami ? demande Garibaldi, prudent. Florentin, absent, dit
avec une voix suave :
- L'homme de ma vie, Renaud. Garibaldi a les mains moites :
- Continue..., dit-il lentement.
- Nous parlions souvent de toi, ensemble... Aussi du Brésil, du
Jardin des Artistes... Tu étais notre idole !
- Je le connais ?
- Non, j'avais peur...
- De quoi ?
- Que Renaud ne veuille plus de moi... et que toi tu le trouves
mieux que moi...
Garibaldi respire avec difficulté :
- Donc, les photos...
- Oui, les photos... Un soir que nous n'étions pas ivres...
- Vous l'étiez souvent ?
- Bah ! Le malheur de chaque jour, tout au plus.
- Continue.
- Nous avons décidé de les envoyer dans toutes les galeries qui
existaient à Rio. Aucune ne s'est emballée pour ton travail,
nous étions furieux et puis...
- Et puis...
- Il y a eu mon accident et Renaud a disparu.
- Et cette lettre ?, s'impatiente Garibaldi. Comment est-elle
arrivée jusqu'ici ?
- Maman l'a reçue et m'a contacté. J'étais tellement fou de joie
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