Page 153 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
l'appartement.
Elle revoit le comportement de Garibaldi, il n'est plus le
même... Certaine d'avoir affaire à Florentin, elle s'écroule en
larmes.
- C'est lui... Il n'est pas mort ! Pourquoi, pourquoi...
POURQUOI ?! hurle-t-elle.
Hier ne peut plus exister, on avance dans la vie, c'est une
évidence. Pourtant, il arrive, parfois, que le passé vous relance,
comme si votre avenir devait constamment être une route en
double sens...
Dès que Sally entend cogner à sa porte, elle court se terrer
derrière l'armoire de la salle de bains. Haletante, elle attend.
L'insistance de l'importun l'affole. Mais les voix de ses parents
la délivrent de sa peur. S'empressant d'ouvrir, elle se jette dans
les bras de Tom :
- Papa... il n'est pas mort !..., articule-t-elle précipitamment.
Devant Sally défaillante, Tom serre des poings, ferme les yeux,
crispe la bouche et respire un grand coup. Hier n'est pas si loin
pour prendre à la légère l'affolement de sa fille. Après tout, ne
peut-on pas disparaître quelques mois, sans pour autant penser
que ce sera pour la vie ! n'est-ce pas pour cela qu'ils sont venus
ici ?
Minutieusement, elle leur raconte les événements de ces deux
jours.
- Ainsi, tu crois que Garibaldi est l'oncle de Florentin ?
demande Diane, époustouflée.
- J'en ai bien l'impression ! s'irrite Tom. Et ton peintre est-il un
homme rassurant ? Nous pouvons compter sur lui pour te
protéger ?
Elle les réconforte dans l'idée qu'il est un homme... Un vrai...
Présent ! Elle s'abstient de dire qu'il n'est déjà plus le même...
Pour éviter que ses craintes ne se voient sur son visage, elle
change de sujet de conversation :
- Comment se fait-il que vous veniez me voir aujourd'hui ?
- Il n'y a pas que Florentin qui ressuscite, tiens ouvre cette
lettre ! Elle m'est adressée.
Sally ne comprend pas, mais la lit :
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