Page 173 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
P. 173
Violeurs d'Ame
figure en bas de la page. Ce n'est pas trop loin, il y va à pied et
patiente en attendant que la voiture du Maître arrive.
Longtemps après, le chauffeur stoppe la voiture devant l'entrée
de la galerie. Garibaldi en descend, seul. Une moto, à distance,
le suit. Renaud l'appelle :
- Sa petite dame n'est pas avec lui ?
- Non, elle est rentrée à l'hôtel !
- Dommage, j'aurais aimé la voir de près. Elle semble si belle !
- Plutôt qu'elle est jolie !, répond le voleur d'images...
Gentiment, il lui donne l'adresse de l'hôtel.
Renaud le remercie et se presse à l'endroit indiqué. Déjouant
l'attention du portier, il monte à l'étage et frappe à la porte.
- Qui est là ?
- Qui est là ? s'affole Sally.
- Renaud ! murmure-t-il discrètement.
Puissamment la porte se déverrouille. Elle se blottit contre son
épaule.
Il la soulève de terre en l'étouffant de baisers :
- Merci de m'accueillir ainsi, mon cher amour ! Que c'est bon
de te tenir dans mes bras ! Je t'aime, Sally... Je t'aime... Oh !
Qu'à jamais le monde explose afin que nos vies ne fassent plus
qu'une pour toujours ! Sally... Sally !
Sa souffrance est intolérable. Elle se laisse emporter. Son esprit
n'a plus de raison... Embrassée, déshabillée, elle se donne à lui.
Il la prend sauvagement.
Après une douche, prise ensemble, elle referme son peignoir, il
s'habille avec des vêtements que Sally lui donne, ceux de
Garibaldi.
- Dois-je croire les paroles de Florentin ?
- Oui. Que veux-tu que je te dise, il y a fort longtemps que j'ai
oublié les pourquoi et les comment de mes échecs.
- Je te sers un jus d'orange ?
- Ca aussi, j'ai oublié..., ironise-t-il cruellement.
- C'est évident !
- Peut-être que si tu étais à nouveau près de moi, j'arriverais à
redevenir un homme bien !
- Il faudrait d'abord enterrer Florentin, tu ne crois pas...
170

