Page 174 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame


          - Ah ! Florentin !
          - Tu l'aimes ce type, n'est-ce pas ?
          - Je crois que oui. Il est le seul...
          - Avec ta mère...
          - Ce sont les seuls à m'accepter tel que je suis...
          - Tes propos pourraient être risibles, si l'histoire n'était pas si
          dramatique ! Mon pauvre Renaud, ce sont eux qui t'ont  mis
          dans cet  état. Ils ont  souillé notre mariage pour mieux te
          vampiriser,  heureusement qu'ils ne te renient pas, ce seraient
          des ingrats !, ricane-t-elle méchamment.
          - Florentin, mais pas Maman ! Une question lui brûle les lèvres
          :
          - Est-elle au courant de la vie que tu mènes, de l'endroit où tu
          vis...
          -  Oui. Sans les détails, bien sûr ! Je vais t'annoncer une
          mauvaise nouvelle... elle doit venir pour le  carnaval. En
          principe, je vais la chercher demain...
          - Ainsi, elle savait que tu étais vivant et elle ne m'en a rien dit.
          L'a-t-elle su avant que tu écrives la lettre à mon père.
          - Oui...
          - Etais-tu au courant de mon état de santé, de l'hôpital, sans que
          tu viennes prendre de mes nouvelles ?
          - Non, je l'ai appris une fois que tu en étais sortie. Crois-tu que
          mon abandon aurait pu  être aussi cruel  ? En disparaissant je
          voulais te redonner la vie et non pas te la prendre... Je savais,
          ce soir-là, que Florentin et ma mère, étaient seuls à la maison.
          J'avais décidé d'en finir avec  eux  et leur égoïsme, en  venant
          leur  annoncer notre départ  à l'étranger. Loin  pour ne jamais
          plus revenir ni les revoir. Ma mère m'a juré de ne plus nous
          importuner, Florentin, plus rusé, m'a proposé une dernière virée
          en "bons  copains", pour tourner la  page. J'ai accepté, certain
          que celle-ci serait réellement l'ultime entaille avant de prendre
          un nouveau départ... Nous sommes sortis en  ville. Florentin
          était si désespéré que j'avais du mal à le quitter... Nous avons
          donc    prolongé    nos   adieux    avec    quelques   verres
          supplémentaires. Noyé notre chagrin...
          - Je t'en prie Renaud, pendant ce temps, ta femme t'attendait
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