Page 178 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
traîtres et échafaude des plans pour briser ces liens importuns.
Quand elle arrive, Garibaldi est dans un fauteuil à l'attendre. La
bonne humeur de la jeune femme le déconcerte, mais ses
paroles l'affolent.
- Je viens de passer une journée formidable ! Sais-tu avec qui
j'étais ?
- J'espère que tu vas me le dire ?
- Bien sûr ! Je n'ai pas envie d'avoir de secrets pour toi... J'étais
avec Renaud. Il est venu ici, après ton départ... Nous avons
discuté, il a bu un jus d'orange, après...
Elle tergiverse et parle de leur baignade, leur promenade...
Insiste sur l'étonnement de Marjorie, pérore sur sa jubilation à
mettre à genoux une femme si autoritaire... exprime son plaisir
à le retrouver ici...
Elle se tient derrière lui, les bras sur ses épaules. Il lui prend les
mains et les embrasse :
- Est-ce que tu as pris du plaisir à être dans ses bras ?
- Oui...
- Avez-vous fait l'amour ?
- Oui... Pas pour le plaisir ! Il fallait boucler la boucle... Tu ne
m'en veux pas ?
- Comment le pourrais-je, puisque tu es revenue. D'ailleurs, il
est temps que nous retournions à Paris. J'en ai plus qu'assez de
vos jeunesses compliquées. Je t'enlève après le carnaval, je
t'épouse et à nous la grande vie ! Tiens, c'est pour toi !
Il lui tend un panier, elle s'en saisit. C'est un chèque d'un
million de francs...
- Mais... qu'est-ce...
- Le montant des toiles vendues... Hier, j'ai prévenu Alissia de
notre prochain départ. Ce soir, avant de me retirer, elle m'a
invité à prendre ce chèque signé.
- Vite, appelle le "Farfelu", offre ta tournée, deux fois, non,
trois fois... !
Ils sont plus contents d'apprendre leur prochain retour que
l'importance des millions. Garibaldi s'attarde avec Valère et
prend des nouvelles du Jardin.
Doucement, pendant que Sally est occupée dans la salle de
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