Page 182 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
aller lui dire de ficher la paix à Sally, que désormais, je suis
tout à lui... ADIEU SALLY !, crie-t-il dans la rue.
Titubant, il remonte l'avenue en direction de l'hôtel. À la
réception, le directeur lui adresse la parole :
- Monsieur n'est pas au carnaval ?
- Ce n'est pas demain ?
- Non. Il a commencé il y a à peine deux heures.
Renaud monte à l'étage sans prendre l'ascenseur pour se
remettre les idées en place.
Des voix résonnent dans la chambre, il ouvre :
- Quel charmant spectacle ! Ma chère Maman et mon cher
copain ! L'atmosphère de la pièce dégage des ondes négatives.
Il n'a
aucun doute sur leurs mauvaises intentions.
- Que complotez-vous ?
Les deux intéressés se vexent des médisances de Renaud. Il
sourit, pas dupe.
- Je suis étonné de vous voir si complices et de ne pas m'offrir
encore à boire ?
- Je pensais que ta "bien-aimée" t'avait convaincu de rentrer
dans le droit chemin, ironise Florentin. Après une journée aussi
idyllique...
-NE ME REPARLE JAMAIS PLUS DE SALLY SUR CE
TON ! s'énerve Renaud.
- Mérite-t-elle mieux ? surenchérit Marjorie.
Comme un fou, il sort de la chambre, dévale les escaliers et se
mélange à la foule. La rue est bondée, la foule vibre déjà. La
musique éclate, les apparats sont endossés. Le plus pauvre est
devenu le plus grand, et le grand se mêle au pauvre. Unis dans
un même but, s'exalter.
Dans un restaurant de bord de mer, les quatre amis savourent
leur dessert.
La fête arrive jusqu'à eux.
- J'ai l'impression d'être dans une de tes toiles. Comment
pouvais-tu peindre ces couleurs, cette folie, ces costumes, sans
jamais avoir participé à des carnavals ?
- Avant que tu n'entres dans ma vie, j'étais un homme difficile à
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