Page 187 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
perdre de temps, il l'accompagne jusqu'à l'endroit du malheur.
L'ambulance, elle aussi, se fraye un chemin dans une
population agitée.
Elle est là, agenouillée près des corps, soutenant Marjorie.
Valère et Ninon, avertis, ne tardent pas à arriver au
commissariat. Trop bouleversé, Garibaldi demande à Valère de
se charger des formalités et à Ninon, de préparer leur départ.
Sally et Marjorie, prostrées dans leur deuil, ne sortiront pas de
leur chambre respective.
Le taxi est en bas. Il attend ses clients.
L'aéroport... L'envol... Paris.
Faut-il que le bonheur n'habite nos coeurs qu'après une longue
expérience du malheur ou l'éloignement de nos peurs ?
Et ces vices qui nous asservissent, doivent-ils se vivre jusqu'à
ce
que nos âmes purificatrices les affranchissent ?
Jalousie maladive, destructrice de nos esprits fragiles, vas-tu
cesser
de nous torturer pour qu'enfin s'épanouisse notre liberté ?
Aimer... suprême don de soi-même ! Doit-on se brûler les ailes
en
ton verbe ou attendre que passe le temps des années tandem ?
VII
J'avais ouvert la lucarne du temps, le temps de voir le
Printemps d'un Amour égarer sa lucidité, dans le tourbillonnant
fleurissement des beaux sentiments... la défloraison d'un corps
innocent... la complicité des amants... pour qu'enfin dans les
troubles aveuglés, le partage des serments ne m'obligeât à
m'éclipser, discrètement, pour que l'Eté de cet Amour vive ses
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