Page 179 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame


          bains,  il l'invite, avec Ninon, à  venir les rejoindre à Rio.
          Demain...
          Elle ressort de la douche en petite tenue...
          Garibaldi vient à peine de partir que l'on frappe à  la porte.
          Endossant un peignoir, Sally ouvre, sans réfléchir. Florentin est
          devant elle.
          - Que viens-tu faire ici ?
          - Te voir, ma Jolie !
          - Sors de cette chambre ou...
          - Ou ? Ou rien du tout ! Je sais que tu es seule, j'ai croisé mon
          cher  oncle. Une  vente importante, me  suis-je laissé dire.  Ca
          traîne en longueur ce genre de transaction ! Nous avons donc
          du temps devant nous ! N'est-ce pas ma Douce !
          Paniquée, Sally cherche la sonnette afin d'alerter la réception.
          - J'ai débranché les fils, dit-il, en suivant ses pensées.
          -  Florentin ! Ne sois pas idiot, Renaud t'appartient...  Que
          demandes-tu encore ?
          - Il n'est pas qu'à moi... Dommage !
          -  Il t'aime, il me l'a dit  ! commence-t-elle à  pleurnicher.
          Florentin s'avance, doucereux et menaçant :
          -  Il m'aime... oui. Oui,  mais toi aussi, il t'aime... Garibaldi
          t'aime... et  moi, j'aime Renaud et j'aime  Garibaldi ! TU
          COMPRENDS ?
          - Oh ! Ce n'est pas possible ! se désespère-t-elle.
          Une douleur, au creux de l'estomac, l'empêche de marcher, elle
          courbe  l'échiné.  Insensible à  sa souffrance, Florentin lui
          soulève la tête en lui tirant les cheveux en arrière :
          - Ma conclusion, ma Jolie ! Tu veux la connaître ?
          - Je t'écoute, articule-t-elle faiblement.
          -  Si  les hommes que j'aime, t'aiment autant,  il faut que moi
          aussi je profite de cet amour !
          - Tu ne connais même pas la signification de ce mot ! l'insulte-
          t-elle, haineusement.
          - Justement ma Jolie ! Tu vas m'apprendre. Avant de mourir,
          car  je vais te  tuer Sally  ! T'envoyer en  enfer... Pareil  que
          Joséphé, en enfer.
          Il la prend violemment par les bras et la pousse vers le divan.
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