Page 71 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame


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          Paris, la grisaille,  les odeurs,  l'allée, les feuilles tombées et
          Marjorie, qui, d'un geste, stoppe la voiture devant la porte. Elle
          a une surprise pour eux. Ils sont  tous là, les Palandin et les
          Way. Sally, heureuse de savoir ses parents ici, se précipite à
          l'intérieur.
          Tom la voit le premier et s'écrie :
          - Ma chérie !! Que tu es belle !... Je vous ai fait un cadeau royal
          en vous l'offrant,  s'exclame-t-il  devant  toute  l'assemblée,  en
          passant de l'un à l'autre.
          -  Je suis entièrement d'accord avec vous, ma femme est
          splendide ! Les hommes secouent la tête,  en connaisseurs.
          Albine, rajoute
          son petit mot flatteur et Marjorie, d'une pirouette, monopolise
          l'attention sur une autre sujet.
          - Florentin ne viendra pas ? sonde Sally.
          - Heu... sans doute pour le dessert.
          - C'est parfait, j'en suis heureuse !
          La mère et le fils, stupéfaits du revirement de la jeune femme,
          disent ensemble :
          - Comment ?
          - Eh bien oui, quoi ? S'il faut passer par lui pour avoir la paix,
          j'accepte sa présence !
          Renaud l'embrasse sur le nez, Marjorie s'éloigne, la tête haute.
          Les anecdotes, les photos, les paysages,  les rencontres, la
          distribution  des cadeaux, un pour chacun, autant de bonnes
          raisons pour que le repas soit d'une humeur joyeuse et animée.
          Dès que Sally ouvre la bouche pour évoquer  le souvenir de
          Justine et de Paul, amis de bons conseils, Marjorie s'éloigne de
          la table pour ouvrir la porte de l'entrée. Florentin entre.
          - Bonjour la compagnie ! s'écrie-t-il sur un ton goguenard. À ce
          que je vois nos amoureux reviennent en pleine forme ! Renaud
          ! Tu as une mine !!!
          Sally ne relève pas l'allusion, Tom réplique :
          -   Vous n'êtes  décidément pas un galant  homme,  mon cher
          Florentin. En principe,  les compliments commencent par les
          dames.
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