Page 122 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
(Que se passe-t-il ?)
- Faut-il que je me déplace ? Ce soir ? J'y serai !... Oui, à
l'aéroport... Vingt heures cinquante, c'est noté...
(Papa, Pap...)
Tom part prévenir le médecin de son prochain départ. Revient,
enfourne ses vêtements dans le sac de voyage et embrasse Sally
:
- Je dois partir, ma chérie ! Un de mes client s'est figuré que la
lâcheté était la solution radicale pour faire disparaître ses
ennuis... Il a tenté de se suicider, un de plus ! Si je te manque,
téléphone-moi !
(Ce n'est pas drôle !)
- Toi non plus, mon trésor !... Tu vas me manquer. Sois "sage".
Les larmes au yeux, il sort de la pièce.
(Tu vas revenir ? Papa, je m'ennuie déjà !)
* * *
Diane n'annonce aucun changement.
- Je suis avec elle tous les après-midis à l'observer, à espérer,
c'est éprouvant. Je saisis mieux, à présent, tes découragements
et ta mauvaise mine.
- Ne ressens-tu pas l'étrange besoin de parler, de temps en
temps ?
- Avec qui, mon pauvre Tom ! Elle est là, gisant sur son lit, des
tubes partout. C'est affreux ! Pour m'occuper, j'ai emmené de la
lecture, du tricot, je prépare mes cours. J'essaie d'agir à ta
manière. Je me sens idiote, voilà tout !
- Jamais aucune pulsion... ?
Diane soutient que non, raccroche et s'apprête à partir à la
clinique. La besace pleine de revues.
(Maman, où est Papa ? Je veux lui causer... Maman... Maman...
? Ecoute-moi, j'ai besoin de parler à quelqu'un !)
Diane pose ses affaires, s'installe confortablement dans un
fauteuil, prend un magazine et le feuillette.
(Maman... ?)
Les articles, suffisamment intéressants, occuperont Diane,
jusqu'à ce qu'elle reparte, non sans avoir monologué quelques
minutes avec Sally.
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