Page 126 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
- Allo ! Ici Sally Way-Palandin.
- Bonjour, mon Bébé !
- Bonjour, mon Papa !
Midi, minuit... L'ennui ! Un corps va tenter de se réconcilier
avec lui-même sans espoir ni désespoir... Noir !
Stigmate de l'hystérique naufrage disparaît avec panache de cet
esprit cerné par de fantasmagoriques ombrages.
Aurore efflorescente, vaillante conquérante de lumière, revêt
tes
habits de guerrière pour ne pas rester à genoux.
Il suffirait de presque rien pour que renaisse de ses cendres le
Bien.
Mais le Bien ne se reconquiert que si l'avenir pousse son cri.
L'héritage du passé doit débusquer le trouble présent pour
donner à l'avenir caché le droit de se dévoiler, sans travestir les
véritables blocages traumatiques. Sally en a décidé ainsi depuis
son retour de la clinique et veut tourner la page d'un mariage
défait.
A travers la forêt de Saint-Germain, la fête annuelle bat son
plein. Les rires, les hurlements et la musique étourdissante
donnent envie de venir s'amuser. Elle continue de rouler.
Arrivée dans la ville, elle vire à droite et plus loin, arrête le
moteur près de l'entrée de son jardin. Les acheteurs éventuels
ne sont pas encore là. Elle en profite pour refaire, une dernière
fois, le tour du propriétaire. Tout est à vendre. Murs et
meubles. Ne rien ramener de cette époque révolue et, si les
personnes intéressées par la maison ne veulent pas de ces
derniers, elle les brûlera.
Difficile de monter l'escalier, si rarement emprunté. Triste de
marcher sur le pavé de carreaux rouge vieillot, foulé le temps
d'avoir des regrets. Trois mois d'effroi.
Elle ouvre les volets pour balayer les ombres et répandre la
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