Page 133 - Violeurs d'Ame - Evelyne Vignal
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Violeurs d'Ame
- Ah Ah Ah ! rit de bon coeur Garibaldi, soudain
merveilleusement bien.
- Quel est votre prénom ?
- Sally... et le vôtre ? Est-ce vraiment Garibaldi ?
- C'est exact ! Pompeux, n'est-ce pas pour un miteux comme
moi.C'est un prénom à la mesure des ambitions que mes
parents avaient pour leur fils. Ces pauvres gens n'ont pas eu le
temps de savoir ce que j'en avais fait, ainsi n'ai-je pas de regret
!
- Ne dites pas de bêtises ! se révolte Sally, il vous va très bien.
- Garibaldi Stuart vous remercie, gent dame !
La bouche pleine, Sally pouffe de rire et éclabousse l'artiste.
Confuse, elle s'en excuse sans pour autant arrêter ses éclats. Il
la tutoie :
- Ris... Tu es si belle !... Psychologue, il l'observe :
- Il y a longtemps que tu n'as pas ri de cette façon ?
- Je croyais ne plus me rappeler le son qu'il pouvait avoir, c'est
tout dire !
- Pourquoi es-tu dans les parages ? C'est la première fois.
- Comment le savez-vous ? Peut-être suis-je déjà venue ? le
taquine-t-elle.
L'envoûtant de son regard, il dit :
- Je n'aurais jamais pu t'effacer de ma mémoire, même si cette
rencontre avait été furtive ou lointaine.
Il secoue la tête :
- Je te l'ai dit, tu es magique !
Pour échapper à l'emprise de ses yeux, elle précipite la réponse
à sa question :
- Je croyais que le hasard avait guidé mes pas, maintenant, je
n'en suis plus aussi sûre. Je veux devenir clocharde et je tombe
sur vous qui m'emmenez directement dans l'antre de la
"profession".
- Va-nu-pieds ! Crois-tu que c'est la seule liberté que tu puisses
t'offrir ?
- C'est la seule qui ne s'achète pas ! Garibaldi reste interdit :
- Les gars ? Elle veut rejoindre le "club des gueux" ? Tous en
choeur :
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